mercredi 30 mai 2018

A LA RECHERCHE DE LA VRAIE VIE



    Je suis né à Baden-Baden (Allemagne), puis j'ai passé une partie de mon enfance au Cameroun, mais aussi au Togo. J'ai été élevé dans le catholicisme traditionnel : Messe tous les dimanches, catéchisme, sacrements…etc.

C'est là que j'allais à la messe !

   Plus tard, ma famille est venue vivre en France, et à l’âge de 12 ans, je me suis désintéressé de la religion parce qu'un de mes copains dont la famille était athée se moquait de moi. J'ai donc cessé de fréquenter l'église catholique, et de toute façon, je ne comprenais pas grand chose aux sermons du curé.

Je commence à réfléchir !

    J'ai appris le métier de menuisier que j'ai exercé ensuite. Puis je suis allé à l'armée, et là j'ai côtoyé des amis qui  lisaient de la littérature philosophique. Je n'avais jamais réfléchi de ma vie. Ce fût donc la première fois que je me posais des questions : Pourquoi existe-t-on ? D'où vient-on ? Pourquoi l'univers existe-t-il ? Pourquoi l'homme est-il méchant? Pourquoi souffre-t-on ? Où va-t-on après la mort ? Alors, je me suis mis à lire des livres "existentialistes", qui incitent à se poser des questions, (ce qui est bien), mais par contre ils n'offrent aucune réponse, ce qui m’a conduit à une angoisse existentielle. Le coté positif de tout cela, c'est que cette quête m'a stimulé à chercher des solutions.

Douala (Cameroun)                                                                            Lomé (Togo)

   J'avais été marqué par la culture africaine. En effet, vivre dans d’autres pays, nous marque pour la vie, surtout quand cette culture est vraiment différente, avec une autre mentalité et une autre manière de concevoir l'existence. De plus, j'étais plutôt mal à l'aise en France car j'avais du mal à accepter le matérialisme qui y régnait.

    J'ai donc voulu connaître les autres cultures et les autres religions. Avec deux autres copains que j'avais connus à l'armée, nous avons décidé de découvrir le Maroc.


    C’est là que j’ai fumé du cannabis (kif) pour la première fois. Le peu d'argent que nous avions s'est vite épuisé, nous vivions au bord de la mer dans un cabanon prêté par un ami qui s'appelait Ali Baba. Nous avons mangé des moules et des oursins, chaque jour pendant plusieurs mois. Inutile de vous dire que j'en avais plus qu'assez.
   Heureusement, nous avions des amis qui nous invitaient parfois à manger du couscous ou du tajine ! Ces derniers nous ont aussi parlé de l'Islam. La religion commençait à nous intéresser, mais après 3 mois, nous avons réalisé que nous ne pouvions pas continuer à vivre ainsi, mais qu'il fallait gagner de l'argent. Il était donc temps de revenir en France…
    Nous sommes donc repartis à Paris, et j’ai trouvé du travail,  dans l'imprimerie, dans la chaussure, et d'autres petits "boulots".

La pose thé en Afghanistan

    Ensuite, je suis retourné au Maroc avec un autre copain, puis de retour à Paris, j'ai eu envie de visiter l'Asie. Il a fallu traverser l'Italie, la Grèce,  la Turquie, l'Iran (c'était à l'époque du "Shah"), et ensuite l'Afghanistan, oû il y avait encore des caravanes de chameaux. Pour moi, fumer du cannabis était plus qu’une habitude, c’était un art de vivre.
Ensuite, le Pakistan, puis j'ai visité le Népal d'où j'ai été chassé par la police de l'immigration, parce que mon visa avait expiré. Ayant remarqué la beauté de la nature, j'ai compris que ce n'était pas le fruit du hasard, et qu'il devait y avoir quelqu'un ou quelque chose là derrière. C’est là aussi que j’ai commencé à prendre du LSD, ainsi que d’autres substances hallucinogènes. Puis, je suis resté un an en Inde, en divers endroits, après quoi je suis retourné en Europe en stop.

Temples au Népal

    Là, j'étais "déphasé", et j'avais beaucoup de mal à me réadapter à la vie européenne. Je suis allé voir mes parents, en Touraine, mais le contact était presque impossible avec eux, et je les ai fait souffrir.

Copenhague (Danemark)

    L'idée d'un nouveau voyage s'est alors imposée à moi, et je suis parti à Amsterdam. J'y ai rencontré un copain que j'avais connu en Inde, et nous sommes allés au Danemark pour tout l'hiver. Mais préférant la chaleur, je suis retourné en Inde pour un an de plus, via la Tunisie, le Liban et le Pakistan.
A Islamabad, les gens chez qui je logeais m'ont proposé de me convertir à l'Islam. Mais comme j'avais besoin d'amour et de liberté, je les ai quittés car cette religion ne propose ni l'un ni l'autre.

Sympa comme taxi !

En Inde, j’ai appris une langue pour me débrouiller. Nous passions l'hiver en plaine, et l'été en montagne (l'Himalaya). De plus, j'ai frôlé la mort plusieurs fois au cours de mes périples, ce qui m'a poussé à réfléchir à l'au-delà, mais n'ayant pas de réponse,  j'étais encore plus angoissé.
    Un jour, je suis rentré dans une maison où j'ai vu un petit livre : Le "Nouveau Testament",  il était déchiré, et il manquait tout l'évangile de Matthieu. Je l'ai emprunté à son propriétaire, et j'ai commencé à le lire. Ce fût mon premier contact avec la Bible.

Bain rituel dans le Gange (Inde)   

    Ensuite, je suis allé au Rajasthan, dans une "ville sainte", où j'étais le seul étranger. Je faisais des ablutions chaque jour dans un lac "sacré". Mes amis voulaient me convertir à l'hindouisme, alors ils m'ont amené dans les temples de leurs dieux. Lors d'une cérémonie, il fallait se courber devant la statue en joignant les mains, et quand mon tour est arrivé, je n'ai pas pu le faire, et je leur ai dit que cette statue ne pouvait pas être un dieu. J'avais au moins compris ça. Ils ne m'en ont pas voulu et m'ont respecté. La société indienne est divisée en "castes" et mon meilleur ami faisait partie de la caste supérieure, les Brahmanes, en principe, les plus instruits et les seuls qui peuvent être prêtres.
    
Pushkar, Rajasthan
    Puis j'ai quitté cet endroit, et je suis allé vivre tout seul au bord du Gange. C'était l'époque où les Beatles s'étaient fait initier à la "Méditation Transcendantale" et leur Guru habitait dans un monastère (ashram) où je voulais rester, mais comme il fallait payer, je suis parti. En longeant le fleuve, j'ai remarqué des grottes où vivaient des ermites. Après en avoir trouvé une vacante, je m'y suis installé. J'étais végétarien depuis longtemps déjà, et je me suis mis au régime "frugivore", c'est-à-dire que je ne mangeais que des fruits et je buvais l'eau de la rivière. Mon seul vêtement était un petit morceau de tissu et la vie était très simple. Je faisais mes exercices de yoga, comme mes voisins. Puis j'ai eu la "dysenterie".

Un sadhou au bord du Gange à Rishikesh

    J'ai décidé de remonter en montagne, épuisé et squelettique. Je ne connaissais plus personne, et je ne savais plus quoi faire, j'étais "au bout du rouleau". A ce moment-là, une religieuse bouddhiste originaire du Canada est passée et m'a proposé d'aller au monastère tibétain où elle habitait, plus haut dans la montagne. J'ai vécu avec les moines un certain temps, participant aux cérémonies (puja) et aux enseignements du lama. La nonne qui m'avait amené là possédait un Nouveau Testament (!) que j'ai emprunté, et j'ai lu l'Apocalypse.

Dalhousie

    Puis j'ai rencontré un "guru" qui enseignait une technique de méditation qui était, soi-disant, un raccourci pour atteindre le "Nirvana", car dans le bouddhisme, on croit au cycle perpétuel des réincarnations. Il m'a initié à une méthode appelée "Vipasana", et j'ai voulu devenir moine dans un monastère au village où Gautama a eu son illumination, c'est-à-dire qu'il est devenu "Bouddha". Je me suis fait raser le crâne et je suivais un régime strict. Des restrictions très sévères étaient appliquées : nous ne pouvions pas écouter de musique, nous devions respecter certains jours de silence, dormir sur une planche…Nous méditions plusieurs fois par jour, sans bouger pendant des séances d'une heure chacune.

Bodh Gaya

    Un jour, deux garçons sont arrivés au monastère, et comme les cours du soir étaient en anglais pour les étrangers, je leur servais d'interprète. L'un d'eux possédait un gros livre noir : La Bible, achetée à Delhi (la capitale) à 1000 Km de là".


    Après la lui avoir empruntée, je me suis mis à la lire tout en recevant les enseignements du guru. C'est là que j'ai lu ce verset : "Celui qui cherche, trouve", ce qui m'a encouragé à poursuivre ma recherche.
  

   Dans ma tête, ça commençait à se bousculer, car j'essayais de comparer Jésus à Bouddha. Finalement, j'étais de plus en plus impressionné par la personne de Jésus-Christ. D'abord par les miracles, ensuite par la sagesse, par l'amour et par la liberté d'expression qu'il avait face aux religieux (par exemple, quand il dit : "Vous êtes une race de vipère")… Je continuais à leur expliquer les cours du prof, tout en leur répétant les paroles de Jésus, jusqu'au jour où celui qui m'avait prêté la Bible m'a demandé de la lui rendre pour qu'il la lise. Quant à moi, j'étais au même point qu'avant avec mes questions sans réponses, et je sentais que je devais partir alors je suis retourné en montagne.

Vue depuis Almora

    J'y ai rencontré un juif avec lequel j’ai partagé le logement. Il avait une Bible. Après un certain temps, j'ai fait un bilan de ma situation : je n'avais aucune solution à mes problèmes, alors ce n'était pas la peine de rester là plus longtemps.


    Je suis retourné en France, vivre en communauté dans une vieille ferme, appelée "Bidon" dans la Nièvre. Nous étions quatre, et nous avions des chèvres, des poules, des ruches, et un jardin de légumes et de cannabis… Il y avait un livre appartenant à l’un des 4 qui était juif, sur la cheminée : La Bible ! J’ai décidé donc de la lire en entier, ce qui a pris un an. Nous étions tous en recherche spirituelle dans la mouvance « Nouvel-âge », et il y avait également d'autres livres.
  
     Un jour d'hiver où j'étais seul, je lisais l'évangile de Jean au chapitre 14, lorsque Thomas dit à Jésus : "Seigneur montre-nous le chemin". En fait, ce n'était plus Thomas, mais moi qui posait la question à Jésus.  La réponse du Seigneur m'a surprise, car j'aurais tout imaginé sauf ça : "Je Suis Le Chemin, La Vérité et La Vie, nul ne vient au Père que par Moi."
    Personne n'avait pu m'influencer, j'étais seul ! J'ai compris tout d'un coup que c'était Lui, et qu'il n'y avait pas d'autre chemin. Avant cela, je croyais que tous les chemins menaient au même dieu. Je n'étais pas arrivé au but, mais j'avais une indication. Un peu comme si on est perdu sur une route, et que tout d'un coup, nous trouvons un poteau indicateur qui nous indique le lieu où nous allons… J'ai pris les autres livres, et je les ai brûlés. Dieu m’a fait comprendre qu’Il fallait que je choisisse : Continuer de fumer du cannabis ou le suivre. J’ai donc décidé de le suivre et de me débarrasser de tout ce qui le dérange.


    Je n'ai pas partagé cette découverte avec mes amis, puis nous sommes allés en Suisse dans une communauté bouddhiste, et sur le retour, à Neuchâtel, étant au bout du rouleau, j'ai prié Dieu, lui disant à peu près ceci :
    " Je n'en peux plus, si tu existes vraiment, il faut que Tu fasses quelque chose pour moi, et j'ai lu dans le Livre, que Tu avais des disciples, mais si Tu en as encore aujourd'hui permets moi d'en rencontrer au moins un qui puisse m'aider." Je n'en ai parlé à personne, mais un jour ou deux après, alors que nous faisions du stop pour revenir à "Bidon", un homme nous a pris dans sa voiture, et nous a dit: "Connaissez-vous Jésus-Christ ?", et il  nous a annoncé l’évangile. J'étais heureux de voir la réponse à ma prière. J'ai compris que Dieu existe, la preuve, c'est qu'Il répond à la prière. Et j'ai compris qu'Il ne m'en voulait pas, mais qu'Il s'intéressait à moi, ça m'a redonné espoir pour aller de l'avant.


    Ce chrétien nous a donné un livre intitulé : "Si tu veux aller loin", qui parlait de la vie éternelle, c'est ce dont nous avions besoin. Au bout d'une dizaine de pages, j'ai dit à mon copain que ce n'était pas la peine de continuer à lire, mais qu'il était préférable d'aller voir cet écrivain. Nous n'avions pas un centime, puisque dans la communauté nous mangions ce que la terre produisait. Ralph Shallis habitait dans le Gard à côté d'Alès, et nous avons mis 5 jours pour y aller.
   
Nous avons trouvé sa maison isolée à la campagne, et il n'y avait  personne, alors nous avons sorti les sacs de couchage pour dormir dans le garage. Tout à coup, des phares nous ont réveillés, c'était sa femme ! Nous étions gênés, vis-à-vis de cette femme qui rentrait seule en hiver, la nuit dans cette maison isolée, et qui trouvait deux hommes hirsutes dans son garage. Quelle drôle de surprise !

    Après nous avoir demandé ce que nous faisions, elle nous a proposé de rentrer, et nous a servi du thé avec des biscuits… Puis son mari est arrivé, et nous a demandé ce que nous voulions. Nous lui avons expliqué que nous avions lu son livre et que nous cherchons la vie éternelle. Il a ouvert sa Bible et nous a parlé du problème du péché. Il nous a dit : "Entre vous et Dieu, il y a un mur, c'est tout le mal que vous avez fait. Dieu vous demande de vous repentir!"  Alors nous avons commencé à confesser nos péchés à Dieu, ça a duré une semaine. J'étais très mal parce qu'il nous avait parlé de la condamnation... J'étais persuadé qu'avec tout le mal que j'avais fait, je serais jeté dans le feu éternel. Puis il nous a prêché la Bonne Nouvelle du Salut :


    Jésus-Christ crucifié pour nos péchés, et ressuscité, celui qui croit en Lui est pardonné, et reçoit la vie éternelle gratuitement… Je n'arrivais pas à le croire. Six jours après, cet homme a compris que j'avais un blocage à cause de l'occultisme. En effet, j'avais fait de la radiesthésie, du yoga, de la méditation, des voyages astraux et d'autres choses (drogues et alcool). Il m'a dit de le confesser, et a prié pour que je sois délivré de ces liens.


    Le lendemain dans la campagne, avec mon copain, nous avons lu un petit texte des Ecritures et ensuite, dans la prière je me suis confié au Seigneur. Je me suis emparé par la foi de Ses promesses. Notamment de celle-ci : "Celui qui croit en moi a la vie éternelle". C'est ce petit verbe "a" qui m'a vraiment convaincu parce qu'il est au présent, auparavant je croyais que la vie éternelle commençait après la mort. C'est à ce moment là que je suis né de nouveau.


   A partir de là, j'ai démarré une nouvelle vie, avec le Seigneur dans mon cœur. Je sais que Dieu est mon Père et que rien ne peut me séparer de Lui. Je passerai l'éternité avec Lui, dans le bonheur parfait, en compagnie de tous ceux qui auront également mis leur confiance au Seigneur Jésus notre seul Sauveur.

J'espère que tu y seras aussi, toi qui lis ces lignes ! 


A Lui seul soient la Gloire, l'Honneur et le Règne, à perpétuité !!! 
                                                                                                                                     
Pierre Danis


Séjour en Côte-d'Ivoire


COMPTE-RENDU DU VOYAGE MISSIONNAIRE DE PIERRE DANIS EN COTE D'IVOIRE, ACCOMPAGNE PAR OLIVIER ET DAVY.


Mardi 29.01.02

Nous sommes accueillis par Martin Fé et d'autres personnes. L'accueil est chaleureux, cela fait plaisir.
Puis nous sortons de l'aéroport, le choc est le même pour tous, la chaleur est étouffante...
Sur le parking, des gens partout, les taxis rouges dans un état incertain, je découvre un autre monde, sur la route pour Abidjan, mes regards se portent partout à la fois, dans tous il y a de l'étonnement, et une forte impression.
Tout est si différent, les odeurs inconnues, et, entre deux grands boulevards des femmes portant des bananes sur leur tête. Puis nous arrivons au centre missionnaire SIL, Martin prie pour remercier Dieu de nous avoir gardés, puis debout, tous ensemble main dans la main, un frère prie tandis qu'une femme chante un chant qui dit "Tous ensemble, liés dans un esprit d'amour".

Mercredi 30.01.02

Martin nous emmène prendre le petit déjeuner dehors dans une sorte de cabane. Pierre a une discussion avec la femme qui tient le snack. Puis c'est la découverte d'Abidjan.

Jeudi 31.01.02

Il est temps de partir, nous prenons un taxi, mais 50 mètres plus loin, il crève un pneu. Tout le monde sort, il faut sortir tous les bagages du coffre.
15 h 45, c'est l'heure, on ne peut pas mettre nos sacs dans la soute du car elle est déjà pleine d'ananas. Le car est moyennement confortable, on nous donne des tickets avec des numéros, mais il y a eu des erreurs. Il fait très chaud et la route sera longue. Il y a énormément d'arrêts dont 5 ou 6 pour des contrôles policiers.
23 h, c'est l'arrivée à Daloa, et c'est le "prophète" Amos et 3 femmes qui nous accueillent.
Ils nous conduisent à l'endroit où l'on va dormir. Nous pensions que ce serait un centre missionnaire, mais c'est un hôtel. Puis Amos nous amène chez lui, sa femme nous a préparé un repas: banane plantain qu'ils appellent la loka, attiéké (manioc), du poisson et du pain. Nous faisons connaissance avec Salomon, un Libérien, lui, c'est un "docteur". Il y a aussi Edgar, un pasteur. Nous commençons à manger à minuit. Ils nous raccompagnent, après avoir tous prié en même temps.

Vendredi 1er février 2002.

Vers 13 h 45 le repas est servi sous un manguier, à côté d'un puits, c'est vraiment un cadre superbe. Là, nous avons du riz, et du porc. Ensuite, 2 femmes arrivent avec un plat qu'elles ont préparé pour nous, c'est le foutou : une purée à base de banane Plantin et de manioc. C'est quand même spécial, il faut aimer...
Sur le chemin du retour, nous parlons beaucoup, et il en ressort qu'ils prient énormément (certainement plus que nous) et qu'ils font régulièrement des jeûnes, souvent de 7 jours, mais parfois même beaucoup plus.
Puis nous rentrons chez Amos, on nous sert du riz. Puis, je discute avec Salomon qui me dit qu'il lit 10 chapitres de sa Bible le matin et 10 le soir, cette année, il veut la lire 7 fois entièrement. Je m'aperçois qu'ils sont vraiment très engagés et dévoués pour le Seigneur. Cela m'encourage énormément, et je remercie Dieu de m'avoir fait rencontrer ces frères.


 Samedi 02 février 2002.

Pierre et Olivier partent à la radio locale avec Amos pour annoncer la conférence. Ils me disent que c'était vraiment super, et que Pierre a pu annoncer le salut librement, et donner son témoignage.
La réunion de ce matin consistait à présenter les orateurs (Pierre, Amos et le pasteur d'une église à Daloa), et distribuer le programme de la conférence.
Mais avant ça, il y a eu de la musique, les gens chantaient et dansaient, il y a eu des prières et des louanges de tous côtés. Ils ont une manière de célébrer le Seigneur qui est vraiment différente de la notre.
Puis Martin a appelé tous les serviteurs de Dieu, puis il nous a appelés, Olivier et moi, à venir nous présenter aux côtés du "grand conférencier français Pierre Danis". Ce titre énerve un peu Pierre, qui trouve qu'ils en font beaucoup trop. Puis il s'est présenté, en donnant son témoignage.
12 h 15, Amos et sa femme sous invitent au restaurant, là aussi, le cadre est génial, on est dans une hutte. Manioc, riz et encore du poisson forment le repas. A table, il y a aussi Martin et Salomon.
Ensuite, nous allons en ville, pour la première fois sans personne pour nous accompagner. Cette ville est un vrai labyrinthe de petites routes, pour la plupart non bitumées, et nous craignons de ne pas trouver notre chemin. Finalement, on s'en sort bien, nous marchons beaucoup, puis arrivons au cybercafé, là, on se désaltère, puis on envoie 3 courriels.
Je peux dire que ces frères africains me font beaucoup de bien, je suis vraiment édifié par eux. J'aime aussi beaucoup l'Afrique. Il doit être près de minuit, et Dieu va maintenant nous donner du repos. Il nous donne toutes choses, Il pourvoie à tous nos besoins, Il n'oublie aucun de ses enfants.

QU'IL SOIT LOUE A JAMAIS POUR TOUS SES BIENFAITS !

Dimanche 3 février 2002

Le matin, la réunion se déroule sous un petit chapiteau qu'ils ont installé en pleine rue. Comme hier, les gens dansent, ils se mettent en rond et tournent pendant longtemps en chantant accompagné comme d'habitude par le ou les tam-tam. Pierre donne son message, il parle de l'amour du prochain, et de ce que doit faire un disciple de Jésus Christ, comme de ne pas se conformer au siècle présent, etc...
Ensuite, Amos a appelé toutes les personnes qui avaient des problèmes spirituels. Puis Pierre a prié pour des gens qui sont venus vers lui et qui voulaient être sauvés.
Avant d'aller manger, je prends quelques photos, (une trentaine), car tout le monde voulait que je le prenne. A chaque photo, les plus petits criaient de joie en disant: "super, bravo". On nous appelle les hommes de Dieu venus de France. Mais ceux qui ne nous connaissent pas nous appellent "Toubabou". Ce titre est pour tous les blancs. Puis nous partons chez les parents d'Amos, qui ont une très belle maison, pour là-bas, et il y a la télé d'allumée. A notre grande surprise, c'est une émission chrétienne, et ça passe sur la chaîne nationale. Ce sont des témoignages de gens, souvent connus, qui ont donné leur vie à Jésus Christ.

Au repas, foutou, riz et bissap en boisson.
Ensuite, on nous mène chez le général. Avec son 4x4, on va dans son autre maison qui n'est pas terminée, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est immense. A la fin de la visite, nous allons dans un petit village où il y a des singes, et un type qui imite leur cri et tape sur un arbre, il met des bananes sur une table, et les singes rappliquent.
On nous emmène ensuite dans notre nouveau logement. C'est le général qui nous a prêté une maison inoccupée.
Il n'y a que 2 pièces qui ont l'électricité", pas de gaz, ni vaisselles d'aucune sorte, ni draps ni oreillers, mais nous pouvons tout de même remercier Dieu de nous donner un toit et des matelas pour dormir.

Lundi 4.02.02.

19 h 15, retour à la réunion, Pierre fait un message sur les origines des nations, il dessine un arbre généalogique sur le tableau pour mieux expliquer.
A la fin, il a invité ceux qui n'étaient pas encore sauvés et qui voulaient le devenir à s'approcher. Il leur a bien tout expliqué, ils étaient 11 je crois, puis il a prié pour eux.
A la fin, tout le monde nous raccompagne chez nous, devant la maison il y a notre gardien : Noufou.


Mardi 05.02.02

A midi, nous sommes invités chez le pasteur Alexis et sa femme. Elle nous a préparé du foufou avec une sauce au poisson et du riz au poisson. Nous arrivons à la réunion à 19 h 45.
Pierre fait un message sur l'origine du mal. A la fin, il lit puis explique la parabole du semeur. 2 personnes s'approchent pour donner leur vie à Jésus. Pierre prie pour eux et leur donne à chacun un nouveau testament. 

Mardi 06.02.02

Ce matin, une fille nommée Prisca, âgé de 18 ans, est venue avec Martin pour parler à Pierre. En définitive elle s'est convertie à Christ.
Nous avons étés invités chez un frère qui est directeur de la chambre du commerce. Au repas il y a du foufou. Nous mangeons l'attiéké et de la salade en entrée.
Le soir, nous allons à la réunion, je suis très content de retrouver mes 2 amis Honoré et Togo. Ce sont 2 frères jumeaux de 7 ans, ils sont trop mignons. Chaque fois que je les regarde, ils sourient tout en baissant la tête, ils sont très timides, et très peu bavards, mais je les aime beaucoup.
Le message de Pierre était vraiment très bien, c'était sur le retour de Jésus Christ, le règne messianique, l'enlèvement de l'église etc...
A la fin de la réunion, un jeune nommé Emmanuel est venu voir Pierre en privé, il s'est repenti de ses péchés et a accepté le pardon de Dieu. Il était catholique. Pour tout cela, GLOIRE A DIEU.

Jeudi 07.02.02

Nous nous levons tôt et Prisca nous apporte à manger. A midi nous mangeons chez la future belle-mère d'Edgar, et à la fin du repas, une jeune fille vient vers nous, elle est malade, c'est le palu, on a tous prié pour sa guérison et aussi pour que Dieu sauve son âme.
Ensuite, Pierre lui a expliqué ce qu’elle devait faire pour être sauvée.
Ce soir Pierre a parlé des sectes et des religions comme l'islam et le catholicisme. A la fin, j'ai pris quelques photos.
Une dame catholique a parlé avec Pierre car elle aimerait se convertir. Elle nous a invités pour le petit déjeuner samedi matin.
Maintenant il est tard, nous n'avons toujours pas mangé, mais une femme nous a préparé un repas qu'elle a mis dans un panier, nous le prenons chez nous. Il y en avait beaucoup trop alors on en a donné à Noufou, le gardien.
Demain, la journée risque d'être très chargée, il faut donc absolument se reposer cette nuit.

Vendredi 08.02.02

A midi, le général est venu manger dans notre jardin, qui est son jardin, c'est sa fille qui a fait le repas. Pierre a pu dresser le plan du salut au général.
Olivier et moi avons joué au foot avec Ismaël, 10 ans et Mohamed, son frère, 8 ans. Il y avait aussi Aziz et Moussa.
J'ai aussi appris beaucoup de choses sur le général : il était ami avec l'ex. Président Félix Houphouët Boigny, il a été ambassadeur 8 ans au Brésil, et, pour finir, il a eu 31 enfants.
22 h, nous allons à la grande veillée. Il y a beaucoup de monde, dont un bon nombre de païens, notamment des animistes.
Vers minuit, Pierre commence son message. Il parle de l'occultisme et de toute chose ayant un rapport avec la sorcellerie. Une femme s'est approchée pour être sauvée.
Ensuite, Pierre réussit à s'échapper dehors, Olivier et moi restons sur l'estrade avec les pasteurs, nos yeux se ferment petit à petit, et, bientôt, Olivier s'endort.

Dehors, Pierre peut discuter avec un jeune catholique qui se pose des questions. Plus tard, nous le rejoignons.
Au moment de partir, je vais offrir un traité à un type dans la salle à qui j'avais déjà parlé. Il le prend et me suit dehors. Il se nomme Nestor, son ami se nomme Christophe, il est protestant. Nestor vient pour la première fois dans une réunion chrétienne, c'est son ami qui l'a invité. Je les présente à Pierre et Olivier, et après un échange de quelques mots nous décidons de nous éloigner du tumulte de la salle pour aller prier. Pierre lui explique qu'il doit se repentir de ses fautes et croire en Jésus Christ. Nous commençons à prier pour lui, puis il a lui-même prié en demandant pardon à Dieu pour ses fautes. Ce fut un très bon moment.
Nous rentrons enfin à la maison, nous prions ensemble puis allons nous coucher, il est 4 h 30 du matin.

Samedi 09.02.02

A midi, nous allons chez les parents de Prisca, son père est officier aux eaux et forêts.
Ensuite nous allons à la salle de réunion car Alexis donne une petite fête pour son mariage.
Pierre fait une étude sur ce thème et parle aussi de l'éducation des enfants. Nous étions assis sur l'estrade avec tous les pasteurs. Le premier orateur a présenté tout le monde à l'assemblée, dont Pierre et moi. Pour tous, il y a eu de grandes exclamations. Puis il m'a fait prier au sujet des cadeaux qu'ont reçu les mariés.
Puis nous sommes partis chez Nick et Sybilla avec Égard. Mais avant il y a eu une séance photo et on nous a demandé nos adresses. Nous ne l'avons jamais autant écrite de notre vie.
Le soir nous passons un très bon moment avec la famille Gillard jusqu'à 22 h environ. Puis Nick nous ramène à la maison et Égard reste un peu avec nous, il nous dit qu'il est triste de ce que nous partions bientôt.
Je l'apprécie énormément, il s'est vraiment bien occupé de nous. Il est très serviable et très gentil. Que Dieu le bénisse 7 fois, comme il le dit lui-même.


Dimanche 10.02.02

Ce matin nous nous levons très tôt pour aller à Zougoubwe. Nous prenons un minibus qu'ils appellent un 22 places.
On est très serrés, il fait très chaud, c'est très inconfortable.
Nous arrivons à 10 h 30, avec 1/2 h de retard. Le pasteur Antoine nous reçoit, il nous fait asseoir sur des fauteuils, face à toute l'assemblée, qui est très nombreuse. Il y a eu une naissance, et ils ont fait porter le bébé à Pierre qui a prié pour lui.
On a goûté une boisson très bonne qui s'appelle Gnamangouki, à base de jus de gingembre, ça pique beaucoup.
Dans son message, Pierre a repris à peu près tous les enseignements qu'il a fait à Daloa, une dizaine de personnes se sont approchées pour se convertir. Puis il y a eu l'offrande, et Antoine a demandé à Olivier de prier pour cela.
A la sortie, nous devons serrer les mains à tout le monde, ce qui était presque du sport.
Pour midi, on a eu de l'agouti, un animal sauvage qu'ils chassent dans la forêt, j'ai trouvé ça très bon. Nous rendons ensuite visite au chef du village voisin, qui s'appelle Garobo. Nous trouvons le conseil des anciens assis en rond sous un grand arbre, là aussi nous serrons la main à tout le monde. Antoine veut construire un bâtiment pour faire des réunions dans ce village, le chef, les anciens et les notables ont tous donné leur accord en tapant des mains.

Nous repartons à Daloa, il nous faut attendre sur le bord de la route qu'un bus qui ne soit pas plein passe par-là. Le retour se passe mieux que l'aller, mais ça laisse quand même à désirer.
Puis nous allons chez des amis à Martin. C'est une famille très gentille qui a donné sa vie au Seigneur. Le papa s'appelle Jean de Dieu, la maman je ne sais pas, ils ont 2 fils: Mardochée et Melchisédech. Jean de Dieu est chef des eaux et forêts. Il est allé 2 ans à Montpellier, et a fait un petit tour dans les Cévennes, il connaît Mende.
Nous allons ensuite chez Amos et Sabine. Salomon faisait le groupe de jeunes dans la cour. Nous avons passé un petit moment ensemble car c'était sans doute notre dernière rencontre. Avant de partir, ils ont prié pour nous puis nous ont pratiquement raccompagnés jusqu'à la maison.

Lundi 11.02.02

Aujourd'hui nous partons pour Booko. Nous déjeunons au kiosque "Va à Béthel". Vers 9 h Nick vient nous chercher. La séparation d'avec Égard et Martin est assez dure.
11 h, nous quittons la ville, à la sortie, il y a la douane, et les policiers nous ont demandé des traités. C'est pas en France que ça arriverait, mais ici, en Côte d'Ivoire il est vraiment facile de parler de Dieu, les gens sont très réceptifs.
Le trajet se passe bien, et vers 3 heures, on s'arrête pour manger un peu. On s'installe dans une école, autour, il y a une forêt immense et très dense. 14 h, nous arrivons à Man, nous y faisons une halte car Nick et Sybilla doivent aller à la justice concernant l'adoption de Sarah.
Nous arrivons à Touba, on s'installe dans une maison de passage qui appartient à la mission de Nick et Sybilla. C'est pas trop mal, et de toute façon on est déjà bien contents car Dieu pourvoie à notre logement, il nous a d'ailleurs protégés sur la route, en fait, c'est Lui qui nous a tout donné car Il est bon et Il s'occupe bien de ses enfants.

Avant le repas, Olivier, Pierre et moi sommes allés faire un tour en ville, ça semblait être le bout du monde.
Nous avons vu une vingtaine de musulmans agenouillés ensemble, qui attendaient l'heure de la prière, en effet, ¼ d'heure plus tard, il y a eu l'appel à la prière.
La vie missionnaire n'est sûrement pas facile, et pour partir en mission, il faut vraiment un appel qui vient de Dieu, sinon il est fort probable que la personne ne tiendra pas longtemps. Je suis très heureux de faire ce voyage, car cela est formateur pour chacun d'entre nous. Nous apprenons beaucoup, et nous réalisons mieux ce que partir dans un pays sous-développé pour servir Dieu représente.

Mardi 12.02.02

Nous avons beaucoup discuté, notamment sur l'Islam qui prend de plus en plus d'ampleur, et sur le manque de conscience des chrétiens. On s'est dit aussi qu'il faudrait plus témoigner aux gens qui nous entourent, ne pas avoir peur de la réaction qu'ils pourraient avoir. Il nous faut aussi persévérer dans la prière, et s'en servir comme une arme offensive contre les puissances des ténèbres.
Puis nous allons faire un tour en " ville ", et à peine avons-nous parcourus quelques mètres que déjà on parle avec un jeune. Pierre lui donne un traité, et il est très content. Un peu plus loin, une couturière vient nous dire qu'elle est la sœur de celle qui nous a servis au restaurant ce midi, et qu'elle aussi voudrait bien un traité.
Sur le chemin du retour, Olivier va faire de la monnaie dans une station Service, là aussi, on donne un traité. La personne nous remercie, mais il dit qu'il ne veut pas oublier les fétiches. Après une petite discussion, il nous dit qu'il est en recherche (celui qui cherche, trouve) et que ce petit traité pourra peut-être l'aider.
Tout ceci s'est passé alors que nous voulions simplement nous promener en ville. 

Mercredi 13.02.02

Jusqu'à Touba, la route est bonne, mais il y ensuite 80 kms de piste, et là, c'est différent.
Nous arrivons à la tombée de la nuit. Nous découvrons la maison des Gillards, et la notre, juste à côté. Pour nous, ça ressemble à de vrais petits palaces, surtout après le taudis de Daloa. Le seul problème, ici, c'est l'eau, elle est très précieuse, et, lorsqu'on prend une douche, les eaux usagées sont utilisées pour les toilettes, entre autre.
Nous faisons notre petit partage quotidien, c'est très dur de penser que des millions de personnes vont aller dans le feu éternel, mais il faut bien une justice, celle de Dieu.



Jeudi 14.02.02

Ce matin, nous allons voir le sous-préfet de Booko, il n'est pas là, nous allons chez le maire. Il nous fait entrer dans son bureau, Olivier, Pierre, Nick, le pasteur de Booko et moi.
Dans la salle, il y a déjà 2 personnes dont le chef du village. Les 3 sont musulmans. Le maire s'est montré fort réjoui de notre visite dans son village. Nous avons pu parler de Dieu et de Jésus, sans que cela pose de problèmes.
Puis, nous sommes partis au marché, nous prenons des photos et faisons quelques courses. Il est assez grand, et il y a beaucoup de monde. Pour parler de Booko, il n'y a quasiment aucun commerce, ni pharmacie, ni hôpital, juste une petite clinique avec une infirmière, mais pas de médecins. Pas de banque non plus, et cela fait plusieurs mois que le téléphone est en panne. Pas d'eau courante, on utilise l'eau de pluie. Mais nous sommes en saison sèche, il faut donc puiser dans la réserve avec une pompe. Par contre, il paraît qu'il y a beaucoup de serpents, c'est pourquoi Sybilla a toujours une sorte de vaccin très puissant, chez elle.
Vers 16 h 30, nous partons chez le sous-préfet, puis nous allons voir le chef, puis l'Imam. Ce dernier était très heureux que nous soyons ici.

Vendredi 15.02.02

Nous déjeunons sous l'espèce de hutte qu'il y a entre notre maison et celle des Gillards.


Pierre, Olivier et moi sommes restés pour écouter le témoignage de Bamoussa. Il nous a expliqué qu'il était musulman, comme toute sa famille, il priait 5 fois par jour. Mais il avait quand même peur d'aller en enfer. On lui avait enseigné qu'il fallait faire une école coranique pour avoir plus de chance d'aller au paradis, et sauver 100 personnes à lui seul. Il prit alors la décision de partir loin pour faire une de ces écoles, mais arrivé à l'endroit désiré, il ne s'y est pas plu du tout, et, de plus, il eut des problèmes de santé, il rentra donc sans avoir fait l'école. Plus tard, il devint quasiment aveugle. Il essaya beaucoup de méthodes pour être guéri, mais ni les fétiches, ni la médecine traditionnelle africaine n'ont pu lui faire recouvrer la vue. Son oncle, qui habite Yamoussoukro, lui a dit qu'il connaissait des chrétiens qui guérissaient les malades. Il a longtemps hésité, car son cœur était très attaché à l'islam.

Finalement il assista à une réunion chrétienne, au début, les gens chantaient fort, il s'est dit : " me voilà en enfer chez les chrétiens. ", mais il fut vraiment touché pendant la prédication. A la fin, plusieurs personnes ont donné leur témoignage. Alors il eut la foi, et le pasteur pria pour lui. Il a dormi dans la salle, et à son réveil, il voyait, il ressentit une grande joie. Mais le lendemain, tout s'obscurcit à nouveau, car il ne pouvait lire la bible, n'ayant jamais été à l'école. Le pasteur pria encore pour lui, et, miracle, il sut lire.
Vers 16 h, nous sommes allés dans un petit village qui s'appelle Toranou, à 10 km de Booko.
Nous y avons rencontré l'Imam, et un grand groupe d'enfants s'est approché et s'est assis tout autour de nous.
Le pasteur Bamoussa et deux sœurs ont chanté des chants en Dioula.
Pierre leur a annoncé la bonne nouvelle, Bamoussa lui servait d'interprète. Il a comparé les hommes à des brebis ayant besoin d'un berger, ce berger, c'est Jésus, il a aussi parlé de l'amour de Dieu qui voulait que tous les hommes soient sauvés, et qu'il fallait pour cela se repentir de ses péchés et accepter Jésus Christ dans sa vie.
Ce fut vraiment très bien, mais la pression sociale est très forte et personne n'ose quitter la religion musulmane. Une fois la réunion finie, nous sommes vite allés manger pour aller ensuite à la réunion de l'église locale de Booko.
Pierre fait son enseignement sur la structure de l'église et sur son origine. L'assemblée à beaucoup apprécié.
Puis, à la maison nous avons jeté des pierres dans un manguier pour en déloger un coq qui s'y trouve, et qui nous réveilles tous les matins, à 5 h, avec rappel toutes les 20 mn, il y met tout son cœur …

Samedi 16.02.02

La journée débute par une réunion, à 8 heures, aujourd'hui, nous jeûnons.
Le message de Pierre s'adressait aux responsables de l'église, le sujet était : " Comment former des disciples ? ".
Ils ont tous posé beaucoup de questions, sur le mariage, la bigamie, qu'est-ce qu'un ancien, un diacre, comment le devenir, etc….
La réunion a duré une heure de plus que prévu. On voit qu'ils ont vraiment envie de marcher selon la Parole de Dieu.
Puis nous nous sommes reposés jusqu'à la prochaine réunion qui commence à 15 h.
Le message parlait de la croissance du chrétien, il y avait toute l'assemblée.

Dimanche 17.02.02

Culte à 9 h. Pierre Olivier et moi avons chanté : " Je sais qu'un jour mes yeux verront Jésus ! " , puis 3 personnes ont donné leur témoignage, Oliver, Jeanne, puis Pierre.
Vers 10 h, Olivier et moi sommes allés à l'école du dimanche, sous une petite hutte, juste à côté de la salle de réunion. J'ai prié pour remettre ce moment au Seigneur, puis j'ai demandé si des enfants voulaient prier aussi, une jeune fille s'est levée et a demandé à Dieu l'intelligence pour comprendre.
Je leur ai raconté l'histoire du Samaritain, puis Olivier à écrit un verset au tableau pour leur faire apprendre par cœur, il s'agit de Luc 10. 27 : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. ".
Puis ils ont chanté des cantiques qu'ils connaissaient, et on leur a appris " Toc, toc, toc ", ce qui leur a beaucoup plu.


On leur a également chanté " Maranatha ", mais il est un peu difficile pour eux.
Pierre a fait un message sur la famille chrétienne.
A la fin, j'ai pris une photo de tous ceux qui étaient là ce matin, y compris les enfants, qui sont d'ailleurs assez nombreux. Ma dernière photo de la matinée fut pour Boubou, le singe de Bamoussa..
L'après-midi, tous les enfants sont arrivés, et Olivier et moi avons joué avec eux jusqu'à 18 h, foot, ballon prisonnier, course à trois pieds, cache-cache, juste ce qu'il faut pour être complètement épuisé en fin de journée.
Puis, avant la nuit, Pierre est monté dans le manguier pour déloger le fameux coq. Quand il fut à terre, Olivier et moi lui avons couru après pendant au moins 10 mn. On l'a appelé " le Coq sportif ", il nous a complètement achevés.
19 h 30, la cloche sonne pour aller manger. C'était vraiment bien, nous étions tous assis en rond, dehors, juste à côté de la petite hutte de l'école du dimanche. Au menu, foutou, riz gras, riz blanc, ragoût de pâtes mélangées à du poisson.

Après le repas, le pasteur a proposé que ceux qui le voulaient racontent une histoire de la Bible.
Les enfants ont commencé : la pêche miraculeuse, Jésus marchant sur l'eau, puis ce fut le tour des adultes, Mr Pierre a raconté l'histoire de Job, Matthias celle d'Esther, il y eu aussi celle de Jonas, Moïse et bien d'autres…
Olivier a raconté celle du fils perdu, moi celle de David et Goliath, et pour finir, Bamoussa nous a parlé d'Abraham et de son fils Isaac. Pierre Danis a prié pour terminer ce moment, qui était très agréable, même si certains se sont un peu emmêlés les pinceaux en racontant leur histoire.

Lundi 18.02.02

7 h du matin, petite réunion sous la hutte, pour que Matthias puisse aller travailler à 8 h. Le thème : " Comment évangéliser les musulmans ? ". Nous prenons ensuite notre petit déjeuner tout en continuant à parler du de ce sujet. Dans la matinée, j'ai commencé à apprendre à Esther le psaume 23 pour qu'elle le récite dimanche.
A 16 heures, nous sommes partis dans un petit village qui s'appelle Mémandougou 2. Les gens étaient vraiment très réceptifs, ils ont posé beaucoup de questions. Nous avons été reçus par le chef du village qui est aussi l'Imam. Il nous a fait asseoir, puis Bamoussa et les sœurs ont chanté en Dioula. Ensuite, Pierre a commencé son message.

A peine eut-il commencé, qu 'un rapace a surgit d'un seul coup et attrapé un poussin à deux mètres de nous.
Nous sommes ensuite allés manger, et, à 20 heures, nous sommes allés à Booko.
On a installé un haut-parleur et un micro. Au début il n'y avait quasiment personne, puis quelques enfants se sont regroupés, alors je leur ai parlé de Jésus, mais malheureusement, les ¾ ne parlaient pas français.
Plus tard, le monde est arrivé, alors Pierre a pu commencer à prêcher. Mais les gens avaient l'air assez fermés, et l'Imam surveillait tout le monde. Se convertir à Jésus-Christ, pour un Baralas, c'est s'exposer à plusieurs dangers, comme l'expulsion du village, par exemple. Mais le fait qu'ils aient entendu la Parole de Dieu est quand même une bonne chose. Nous pensons qu'il y avait environ 300 personnes. Nous sommes partis vers 23 heures.

Mardi 19 .02.02

7 heures, réunion sur le thème du monde invisible.
C'était très intéressant, et ils ont posé encore beaucoup de questions.
Nous avons pu discuter avec Aminata, la servante, et une autre fille qui s'appelle Marie. A cette dernière, Olivier a donné un traité, puis il est rentré. J'ai attendu qu'elle finisse de lire, puis, je suis allé la voir.
Je lui ai demandé si elle était chrétienne, elle dit oui. J'ai quand-même insisté en lui posant des questions et en lui racontant mon expérience personnelle. Je découvris qu'elle ne s'était jamais repentie de ses péchés, et je lui dis qu'elle devait absolument le faire. Elle accepta, et sans plus tarder j'ai prié pour elle, puis ce fut son tour, elle a demandé pardon à Dieu pour toutes ses fautes.

Je pense qu'il y a beaucoup de gens, comme ça, qui, par manque d'enseignement, pensent être sauvés alors qu'ils n'ont jamais entendu parler de repentance. C'est pourquoi, quand on parle à quelqu'un, il est important de s'assurer qu'il a connaissance du plan entier du salut prévu par Dieu, et ne pas se contenter d'un " Oui, je suis sauvé, je crois en Dieu… ".
Nous mangeons vers 19h, puis nous allons chez Mr Pierre, il y a une cellule chez lui ce soir. C'est une réunion hebdomadaire qui se passe dans les familles. Pierre Danis fait un court message sur Ephésiens 1. 3 à 6, sur la prédestination. Ensuite, un par un, nous donnons un sujet de prière, et nous devions prier pour la personne qui se trouve à notre droite pour le sujet qu'elle avait donné. Je trouve l'idée sympa mais seulement si chacun prie à son tour, ce qui ne fut pas le cas. C'était quand-même un bon moment où nous avons pu louer Dieu entre frères et sœurs.

Mercredi 20.02.02

A 7 heures, Pierre a commencé une étude sur l'eschatologie, les prophéties, il n'a pas pu la terminer car on l'a pas beaucoup laissé parler, à cause des questions.
A 10 heures, nous sommes allés au foyer municipal faire quelque chose pour les enfants du village. Olivier a tenu un cahier avec des images sur la création et la vie de Jésus, et Pierre a commenté. Puis la femme du pasteur leur a fait apprendre un verset en Dioula, puis on a fait quelques jeux avec eux.
Après le repas on s'est reposé jusqu'à 16 heures, puis nous sommes allés dans 2 villages.
Le premier, Worosanisso, le chef du village était malade, nous sommes rentrés dans sa case, ce fut une première pour nous, et il n'a pas pu assister à la réunion. Nous nous sommes installés sous une hutte, et Olivier a donné son témoignage. Puis Pierre leur a annoncé le salut en Jésus-Christ.
Ils ont dit qu'ils étaient d'accord avec notre message, mais ils n'avaient pas l'air de vouloir mettre en pratique.
Sur le chemin du retour, on s'est arrêté à Diengere, un autre village, plus petit que le premier, mais il y avait autant de monde. J'ai donné mon témoignage, puis Pierre a pris la parole.

A la fin ils nous ont offert 6 ignames ! Qu'est-ce qu'on mange les 6 prochains jours ?
Nous rentrons, nous mangeons, puis, à 20 h 30, nous retournons au foyer polyvalent de ce matin, pour y faire exactement la même chose, avec les images et tout. A la différence qu'il y avait aussi beaucoup d'adultes.
J'ai pu parler avec un jeune garçon de 10 ans qui s'appelle Kader. Je lui avais déjà donné un traité lundi soir à la gare.
Il est nouveau à Booko et ne s'y plait pas trop. Ses parents sont divorcés, il est venu avec son père qui est musulman.
Kader à l'air très intéressé par la vie de Jésus. J'espère qu'il saura faire le bon choix. Il y a eu aussi pas mal de chants, mais pas un seul en français, enfin, l'important c'est qu'eux comprennent.

Jeudi 21.02.02


Aujourd'hui, jour de marché, donc jour de repos. Pas de réunion, nous pouvons dormir une heure de plus.
Il a fait vraiment très chaud, ce qui est difficilement supportable.
Avant d'aller nous coucher, nous sommes allés sous la petite hutte, où nous avons prié tous les trois, à la lueur d'une bougie. Puis nous sommes restés là à discuter jusqu'à ce que la lumière s'éteigne, ce fut vraiment un bon moment.

Vendredi 22.02.02

7 h, réunion, Pierre a pu finir l'étude commencée l'autre jour sur l'eschatologie.
Ensuite, il a pu parler avec une fille qui s'appelle Aminata, elle est la servante de Nick et Sybilla. Elle s'est repentie de ses péchés et elle a vraiment accepté le Seigneur. Mais il lui a conseillé de ne pas en parler à ses parents, car ils sont musulmans, et c'est sur qu'ils le prendraient mal.
Il a aussi parlé avec la femme de Matthias, qui a beaucoup de problèmes.
A midi, on a été invité chez Désiré et sa femme. Ce sont des jeunes convertis, qui arrivent d'Abidjan depuis peu.
Peu après 15 h, Olivier et moi faisons une étude pour des filles qui nous l'avaient demandé mercredi. Le sujet qu'elles avaient demandé était : " Comment obéir à Dieu ? " Elles étaient 5 : Mariam, Caroline, Brigitte, Anne et Caroline.

Nous avons été heureux de le faire et tout s'est très bien passé.
Pierre est parti dans un petit village, Olivier et moi avons bu un café avant de le rejoindre au 2ème voyage.
Le premier village s'appelle Sugbanikoro. Pierre a prêché et Olivier à tenu les images.
Même chose à Dougbé, mais en plus court, car Pierre avait pris son temps dans le premier village pensant qu'il n'y avait que celui-là. Nous avons aussi distribué des traités, mais il y a peu de personnes qui comprennent le Français.
Par contre, on est vraiment étonné d'avoir une telle liberté parmi un peuple musulman. Dans tous les villages, on a été bien accueillis par l'Imam et le chef. Tous montrent beaucoup d'intérêt pour la Parole de Dieu.
Puis nous sommes rentrés à Booko.
Nous faisons une réunion à la salle, sur la création, avec diaporama. Les enfants étaient contents de voir les images, et les adultes ont appris beaucoup de choses. Ils ont posé beaucoup de questions. Par exemple, le pasteur Bamoussa a demandé si c'était une malédiction d'être noir. Bien sûr que non ! On peut voir à quel point il y a des gens idiots et cruels pour raconter de telles choses aux africains, la croyance à l'évolution y est pour beaucoup.


Samedi 23.02.02

8 h du matin, Pierre nous enseigne sur les dons spirituels les plus importants, sur les ministères. Ils ont posé beaucoup de questions.
Olivier est parti à la salle avec d'autres personnes pour préparer la fête de demain, tandis que Pierre et moi allons distribuer quelques traités au village.
Au retour, 3 femmes blanches étaient arrivées chez Nick et Sybilla. Une canadienne, qui est l'une des deux femmes qui ont commencé l'œuvre missionnaire à Booko. Il y avait aussi une hollandaise, et une jeune allemande qui est le professeur d'Esther.


Dimanche 24.02.02

La réunion et l'école du dimanche commencent à 9 h. La salle est comble, il y a l'assemblée, plus 100 musulmans (c'est la première fois que nous voyons une chose pareille), sans compter les enfants qui sont avec nous dans une autre pièce. Parmi les invités, on trouve Mr. le maire de Booko, 3 chefs de village et 3 imams, chacun responsables d'une mosquée. Le maire et les 3 chefs font un petit discours.
Pour les enfants, on a commencé par leur demander de réciter le verset appris la semaine dernière, test positif. Puis Olivier a tenu un grand cahier d'images, et je leur ai raconté l'histoire d'Adam et Eve, Noé, Job, Abraham, en passant par la tour de Babel. On a chanté " Toc, toc, toc " et " Maranatha ", suivi de l'apprentissage d'un nouveau verset : " Tout ce que vous faites, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes. " Colossiens 3. 23.

Puis ce fut mon tour de tenir le cahier, et Olivier leur raconta la vie de Jésus, sa naissance, sa mort, sa résurrection, mais aussi les noces de Cana, la multiplication des pains et quelques paraboles.
Chez les adultes, Pierre a fait un message sur le Fils perdu. Le reste du temps, ils ont chanté et prié. Vers la fin, le pasteur Michel a présenté la famille Gillard qui s'est avancée, il a fait un discours, puis Pierre a pris Sarah et Esther dans ses bras et a prié pour elles. Esther a récité les quatre premiers versets du Psaume 23.
A la sortie, serrage de mains, puis tout le monde s'est dirigé vers la maison pour le repas.
Les femmes étaient toutes parquées sous la hutte, alors que les hommes remplissaient la maison, la véranda et la terrasse. Les enfants s'amusaient dans le jardin.
19 h, réunion à la salle, présidée par le pasteur Bamoussa. Ils ont chanté quelques cantiques, puis ils m'ont demandé de me lever, et là, surprise, 2 femmes m'ont habillé d'un boubou qu'ils m'ont offert, c'était génial, ils ont fait de même pour Olivier, puis pour Pierre.

Puis des personnes se sont levées et ont dit ce qu'elles avaient sur le cœur, c'était très émouvant…
Il y a Mme Pierre, qui a parlé, puis Matthias, Mr Pierre, Bamoussa, Sybilla, Victorine et aussi Linda. Linda, c'est la missionnaire qui est arrivée hier, elle nous a raconté qu'au début qu'elle était à Booko, elle a fait un rêve où des gens d'un certain village venaient à l'église écouter la Parole de Dieu. Quelques années plus tard, un homme de Booko, lui dit avoir fait le même rêve. Mais rien ne se passait, et ce matin, une quarantaine de personnes venaient du village en question. Elle en avait les larmes aux yeux, elle était très émue.
Puis nous avons pris des photos, et pour finir, on s'est tous tenu par la main, puis nous avons chanté et prié.
Ensuite, plusieurs nous ont raccompagnés, en nous disant au revoir, certains ont même pleuré. Ils disaient qu'ils ne voulaient pas nous laisser partir et aller nous attacher.
Ils vont tous beaucoup me manquer, c'est une grande joie de les connaître.

Lundi 25.02.02

Pierre, Olivier et Bamoussa sont allés au village, je suis resté un peu pour lire ma Bible.
Ils sont d'abord allés à la mairie. Le maire leur a dit qu'il était très heureux qu'on soit venu leur apporter la Parole de Dieu, et que le témoignage des chrétiens était plus fort que celui des musulmans, car les chrétiens ne se contentent pas de parler, ils agissent aussi. Olivier et Pierre ont pu distribuer des traités à tous les employés de la mairie.
Ils sont ensuite allés visiter l'ancien maire de Booko, il y avait le chef du village, des anciens et ses enfants.
Ils lui ont annoncé l'évangile et ils ont prié pour lui, notamment pour sa maladie.
A midi, nous mangeons pour la première fois chez le pasteur Bamoussa. Nous nous préparons ensuite pour le départ vers Touba. Nous y arrivons vers 18 h. Nous passons à l'hôpital où nous rencontrons des missionnaires Norvégiens.


Mardi 26.02.02

Pierre et Nick arrivent tôt le matin. Il faut charger le Pick up et aller au palais de justice. A l'audience, on passe les premiers, Ils sont là pour l'adoption de Sarah. Tout se déroule normalement, le juge a accepté.
Puis nous partons pour Bouaflé, entre Daloa et Yamoussoukro, c'est là qu'il y a le siège de la WEC en Côte d'Ivoire.
Le trajet est assez long, et on est très serrés, à 5 derrière.
A un poste de douane, un policier nous dit : " que Dieu vous bénisse " et il nous laisse passer.
Nous visitons l'institut biblique, le directeur nous explique brièvement le fonctionnement de l'école.
Nous mangeons ensuite chez des missionnaires, où l'on retrouve Linda et Marie.

Mercredi 27.02.02

Nous visitons pendant ce temps une école chrétienne où les élèves apprennent aussi la menuiserie.
11 h, nous voilà à Yamoussoukro. Nous prenons la photo de la basilique " notre dame " qui est la copie conforme de celle de " St Pierre " de Rome, puis nous nous baladons vers la maison présidentielle, bordée de nombreux lacs, où vivent des crocodiles.
Arrivée à Abidjan vers 15 h. Nous allons à Cocody, au centre de la WEC, où nous dormirons .
19 h, nous rencontrons Martin. Il nous parle du programme des prochains jours. Nous avons beaucoup discuté et avons dit à Martin ce avec quoi nous n'étions pas d'accord, comme, par exemple, le fait de chasser des démons à tout bout de champs. On lui a dit aussi ce que l'on trouvait très positif, comme leur zèle pour Dieu.
Martin a très bien réagit, dans l'humilité, en acceptant les remarques.

Jeudi 28.02.0

Matinée au marché oû nous avons rencontré des sénégalais avec lesquels on a beaucoup parlé, ils étaient tous musulmans, mais ils ont écouté avec attention quand on leur a annoncé le salut en jésus Christ .
22 h 30, nous décidons de rentrer. Sur le chemin du retour, Martin nous mène dans un endroit un peu caché, et l'on peut voir un petit groupe de personnes en pleine réunion chrétienne.
Un peu plus loin, il y a l'église Harriste, c'est une secte fondée par un libérien qui s'appelle Harry.

Vendredi 1.03.02

15 h 30, Nick est allé à l'hôpital, tandis qu'Olivier, Pierre, Sybilla et moi allons au marché de Cocody.
Il est encore différent de ce qu'on a vu jusqu'à présent. Il y a 2 étages et tous les commerçants sont des musulmans, soit sénégalais, soit maliens. Ici, les marchands vous accrochent et ne vous lâchent plus.
A un moment, j'ai perdu Pierre et Olivier, je me suis retrouvé seul. Un marchand m'a fait rentrer dans sa toute petite boutique et il restait devant l'entrée, m'empêchant ainsi de sortir. Comme il a vu que je n'achèterais rien, il m'a donné une chaise, et à dit qu'on allait causer de la France. J'ai répondu que cela n'avait aucun intérêt, et j'ai préféré lui parler du salut en Jésus Christ. Deux autres types sont arrivés pour participer à la discussion. Deux m'écoutaient, même s'ils n'étaient pas d'accord. Ils me disaient que seul Mohamed a parlé à Dieu, et qu'il était le dernier des prophètes. Mais à un moment, le troisième n'en pouvait plus d'entendre parler de Jésus, surtout quand j'ai dit que c'était le Fils de Dieu, il m'a tout simplement dit qu'il fallait que je m'en aille.
Dehors, j'ai rencontré des gens plus gentils à qu j'ai pu donner des traités et parler de Jésus.
Le soir, Martin vient nous chercher avec une heure de retard pour aller à la veillée. Le quartier s'appelle Koumassi, il est à l'autre extrémité de la ville, ce qui nous a permis de mieux se rendre compte de l'immensité de la ville.

La réunion se passe en plein air, sous un petit chapiteau. Nous avions les places d'honneur, et, après un assez long discours du pasteur Michel, Martin nous a appelés pour qu 'on se présente.
Pour la première fois il y avait un guitariste, un bassiste, et un clavier. Les gens dansaient beaucoup poussés par une femme nommée Dorcas, elle était assez âgée mais elle avait une pêche incroyable.
Vers minuit, Pierre a pu commencer son message. C'était sur l'occultisme, mais il a aussi parlé de la famille, du retour de Jésus, des faux-prophètes et d'autres sujets encore.
Puis un homme et une femme se sont approchés pour être sauvés.
Avant de partir, Pierre a prié pour une vieille femme qui voulait aussi être sauvée, puis il a prié pour toute l'assemblée.
Ce fut une très bonne soirée, nous avons été contents de connaître cette église qui se nomme " Mission internationale de délivrance et de restauration ".
Il est 3 h, nous allons nous coucher.

Samedi 02.03.02

Pas de réunion aujourd'hui, nous pouvons nous reposer de la veillée.
13 h 30, Martin vient nous chercher. Nous allons à Grand-Bassam, à la plage, pour cela il faut prendre un car. Nous arrivons une bonne heure plus tard, et nous nous jetons dans les vagues sans plus tarder. L'eau est bonne, environ 28 °C. Puis nous sommes rentrés à Abidjan. C'est notre dernière nuit en Côte d'Ivoire, j'en connais qui seraient restés plus longtemps.

Dimanche 3.03.02

Le dernier jour ! Le matin, on était dans une assemblée à Cocody village. C'est l'église internationale de la Bonne semence. C'était leur tout premier culte ce matin. La salle est en chantier et les chaises étaient louées. Le pasteur s'appelle Loba. La réunion a commencé par des louanges pendant au moins 1 h 30. Le frère Eric, qui dirigeait les chants, à une très belle voix. Puis Martin nous a appelés pour qu'on se présente. Etant le plus jeune, j'ai commencé, suivi d'Olivier et de Pierre. Mais avant, Martin nous a demandé de chanter, comme ce n'était pas prévu, on est restés là à réfléchir un moment, puis nous avons choisi " Roi des rois ".
Pierre a parlé de la vie chrétienne et de la vie d'église.


A midi, nous mangeons au bord de la lagune avec le pasteur Loba. Les enfants du coin nous ont montré le crocodile du voisin qui était destiné à servir de repas au chef du village.
Dans l'après-midi, nous allons chercher Nick à la clinique, son opération de l'hernie s'est bien passée, mais il a l'air fatigué.
Nous prions avec la famille Gillard, puis, 19 h, nous allons en taxi à l'aéroport où nous disons au revoir à Martin.

Nous nous baladons un peu dans l'aéroport en distribuant nos derniers traités à tous ceux qui nettoyaient les couloirs, et à un marchand d'hifi vidéo, qui s'appelle Pascal. Il est catholique, mais après une longue discussion, il décide de se repentir. Nous allons donc aux toilettes prier ensemble. C'est le genre de chose qui n'arrive pas tous les jours. Puis Olivier lit Zacharie 14. 1 à 5, qui parle du retour triomphant de Christ sur la terre. Avant d 'embarquer, nous prions tous les trois.
Ceux qui vérifient les passeports ont aussi eu droit à leur traité, une fois arrivés dans l'avion, il ne nous en restait plus qu'un seul, oublié au fond de la poche d'Olivier. Comme il y avait un africain debout à côté de moi, je le lui ait donné. Il me dit qu'il est catholique, je lui explique un peu les fausses doctrines de cette religion, il m'écoute et me dit qu'il faut que je le convainque. Puis il repart à sa place en me disant : " A tout à l'heure ! "
1 h du matin, nous partageons le pain et le vin, puis nous prions et chantons " Attaché à la croix pour moi "…

rédigé par Davy.