vendredi 16 octobre 2026

Blanche Gamond

Témoignage d'une femme de ma région torturée pour sa foi (Dans le langage de l'époque)

BLANCHE GAMOND  Vers 1665-1718

 Elle avait vingt-trois ans lorsqu'elle écrivit, à Berne, en 1688, le Récit des persécutions que Blanche Gamond, de Saint-Paul-Trois-Châteaux, en Dauphiné, âgée d'environ vingt et un ans, a endurées pour la querelle de l'Évangile, ayant dans celles-ci surmonté toutes tentations par la grâce et Providence de Dieu.

Ses parents étaient des bourgeois aisés. Dragonnés en 1683, ils s'enfuirent à Orange en septembre 1685, et vécurent un mois à la belle étoile, se cachant surtout dans les bois.

Blanche, sa mère et son frère essayèrent de gagner Genève, mais une escouade de dragons se jeta sur eux. Alors, ce fut pour Blanche la basse-fosse de Grenoble, et ce fut l'hôpital de Valence, que dirigeait l'affreux Guichard, qui se faisait appeler La Rapine. Comme Jeanne Terrasson, sa compagne de Grenoble et de Valence, elle lassa la violence des convertisseurs et obtint sa liberté à prix d'argent vers la fin de 1687.

LES « DRAGONS ENVENIMÉS. » (Soldats de Louis 14)

 Dans l'année 1683, au mois de février, nous commençâmes d'être persécutés. Notre ville a été la première
persécutée du Dauphiné. L'évêque fit venir six compagnies de soldats, et on choisit les plus méchants soldats pour les mettre sur notre pasteur, qui était pour lors Monsieur Piffard.

Au mois d'avril, dans la même année, ils partirent de chez nous. Ils nous avaient presque ruinés, mais Dieu qui est riche et abondant en bénédictions, bénit notre terroir, qui nous donna une belle récolte de cocons, du blé, du vin et abondamment de toutes les autres denrées. Et je puis dire que je n'avais pas vu une plus belle récolte, de laquelle nous croyions jouir paisiblement. Mais, au mois de septembre, voilà encore quatre compagnies de cavalerie, du régiment d'Arnaudfiny,  qui consumèrent tout ce qu'on pouvait avoir, jusques à donner le reste du blé aux chevaux, et le pauvre peuple avait faim.

Après cela, cette cavalerie nous fut ôtée ; mais on nous envoya des dragons envenimés, desquels on ne saurait raconter ni décrire les tourments dont ils nous firent souffrir longtemps, souvent nous avions jusques à vingt hommes dans la maison. Et nous étions toujours les plus foulés de la ville, quoique nous n'étions pas des plus riches, mais que nous étions des plus fermes de notre foi...

Quelques temps après cela, on fit rouer M. Chamier, à Montélimar, pour sa foi, et je disais à moi-même : « Pourrais-tu bien, souffrir la roue ou le feu, si Dieu t'appelait à cela ? Puisque la semence de l'Église, ce sont les martyrs, quel bonheur si Dieu te faisait la grâce d'être du nombre ! » Je m'éprouvais sur cela en approchant ma main près du feu ; mais sitôt que mes doigts se brûlaient, je retirais au plus tôt ma main, et je m'écriais : « O Dieu, il faut qu'à mesure que tu affliges tes enfants, tu leur augmente tes grâces par la vertu de ton Esprit saint pour les soutenir dans leurs épreuves, car nous sommes la faiblesse même ».

 L'ARRESTATION.

Je fis dessein de sortir de France, et de ne pas demeurer dans le royaume, moyennant l'aide de Dieu, que j'implorais de tout mon cœur pour cet effet. Mais, au mois de mars (1686), étant couchée, environ deux heures après minuit, je vis une lumière comme à plein midi, et à même temps, j'ouïs une voix qui me dit : « Lève-toi, et pars ! Ne crains point, je ne t'abandonnerai point, je serai toujours avec toi, jusques à la fin. » 

Et à même temps, je fus remplie de force, de hardiesse et de courage ; je m'habillai pour partir sans aucun délai. Et celles qui étaient couchées avec moi me dirent : « Pourquoi vous levez-vous si matin ? » je leur dis : « Parce qu'il me faut partir et m'en aller tout présentement. » Elles me dirent : « Pourquoi nous voulez-vous quitter ? Nous vous aimons comme si vous étiez de la maison, et comment ferons-nous si vous nous quittez ? » je leur répondis : « Mes chères demoiselles, je vous enverrai de mes nouvelles, et vous aurez la même bonté pour moi de me faire tenir des vôtres. »

Et ainsi nous nous séparâmes ; mais non pas sans verser de larmes, car elles avaient une grande tendresse pour moi. Elles me souhaitèrent toutes sortes de prospérités et de bénédictions, en me disant : « Dieu vous conduise, vous conserve et vous préserve de la main de vos ennemis, comme il a fait jusqu'à présent. » je les remerciai très humblement, et leur fis le même souhait. Je ne sais pas si elles entendirent la voix et si elles virent la clarté ; toutefois, je ne leur en dis, rien.

Nous passâmes dans une montagne nommée Glandasse, proche de Die, mais non pas sans peine, car c'est la plus rude que j'aie vue en ma vie ; nous avions de la neige jusqu'aux épaules, et nous marchâmes tout ce jour-là. Mais enfin Dieu nous fit la grâce d'en sortir. Nous arrivâmes à Grenoble heureusement ; nous y séjournâmes sept à huit jours, jusques à ce que nous trouvâmes des guides.

Nous partîmes tous cinq, avec quatre guides, le trentième de mars. Nous couchâmes dans une métairie ; nous y séjournâmes tout le jour. Le lendemain, les guides nous firent cacher dans une île, proche du pont de Goncelin. Des cavaliers, qui étaient gardes du régiment d'Arnaudfiny, vinrent chasser dans cette île ; ils nous prirent, à la réserve de Monsieur Cassagne et des guides, qui s'en sauvèrent. C'était le 1er avril, à huit heures du matin, 1686.

On nous mena à la Terrasse, où ils nous fouillèrent et nous ôtèrent tout ce que nous avions. On me prit du linge, de l'argent et du papier, qui étaient cousus dans mon corps (corset) ; car, comme on m'avait dépouillée (on ne m'avait laissé que la chemise), on rompit mon corps, et on tira les baleines, croyant qu'il y avait de l'argent caché. On trouva aisément ce papier, où il y avait en écrit quatre-vingts ou nonante passages, que Monsieur Piffard, notre fidèle pasteur, nous avait expliqués dans notre église ; car l'Esprit me disait, dans le temps de notre prospérité, que peut-être on nous ôterait les livres de l'Écriture sainte, et « ces passages seront très propres à te fortifier ».

 « DU FOND DE L'ABÎME. » Prière dans une basse-fosse

 "Nous te rendons grâces, grand Dieu, Seigneur du ciel et de la terre, de tant de faveurs que tu nous as départies depuis le jour de notre naissance, mais d'une façon plus particulière de ce que tu nous as soutenues et fortifiées par ton bon et saint Esprit, pendant que nos juges ont exercé toutes leurs douceurs et leurs menaces pour nous faire renoncer à la vérité de l'Évangile que tu as planté dans nos cœurs. Mon Dieu, fais comprendre à nos juges qu'un jour ils seront jugés de toi, et que tu rendras à un chacun selon ses œuvres, et que chacun remportera en son corps selon qu'il aura fait, soit bien ou mal... 

O Dieu, nous te prions pour tous les rois et princes de la terre, mais principalement pour le roi de France. O Dieu, adoucis son cœur, comme tu fis autrefois, celui d'Assuérus, afin qu'ayant changé de pensée, il nous mette en liberté, et tous ceux qui sont détenus en prison comme nous, et qu'il cesse de persécuter ton Église. Aie pitié de ton Église, vois en quel état elle est depuis si longtemps, sois touché de ses maux, entends nos ennemis qui nous disent : « Où est votre Dieu ? » Les émotions bruyantes de tes entrailles sont-elles retenues en notre endroit ? Réveille-toi, ô Dieu, réveille, dis-je, ta vertu, et pour jamais ne nous délaisses..."

 « J'EUS L'HONNEUR D'ÊTRE FOUETTÉE POUR LE NOM DE CHRIST. »

 De l'hôpital de la Rapine de Valence, le 20 d'octobre 1687. 
 J'arrivai le vingt-troisième du mois de mai, à midi. Le soir, La Rapine étant venu, on me traîna et on me battit à coups de pied, à coups de bâton, et avec des soufflets. Et voyant que je souffrais tout, on ne laissa pas de me traîner dans leur chapelle, et les coups ne m'étaient rien au prix de cela. Le neuvième de juin, à deux heures après midi, on m'ôta mes habits et ma chemise, depuis la ceinture en haut, on m'attacha par les mains au plancher, et six personnes, chacune avec une poignée de verges d'une aune de long, et à pleines mains, se lassèrent toutes six sur moi, et me rendirent noire comme le charbon.
Puis on me détacha du plancher, on me fit mettre à genoux au milieu de la cuisine, et on continua à me battre jusqu'à ce que le sang coulât de mes épaules. Le grand Apôtre ne me reprochera pas que je n'aie pas résisté jusqu'au sang, puisque Dieu m'a fait la grâce de surmonter le sang et toute autre chose... On peut dire que je suis ici comme dans l'enfer. Dieu veuille m'en tirer par son bras puissant.

'Que mon corps pourrisse tant qu'il vous plaira, vous ne pouvez rien à mon âme, et pourvu que mon âme soit à Dieu, cela me suffit.' Blanche Gamond, qui répond ainsi en 1685 à ses tortionnaires, a tout juste 21 ans. Depuis 1683, six compagnies de dragons se sont installées dans sa ville à Saint-Paul-Trois-Châteaux ; tout est permis pour 'convertir' les protestants: intimidations, pillages et maltraitances.

Blanche est emprisonnée, et torturée à l'hôpital de Valence pour sa fidélité à l'Évangile. Elle résistera pendant 18 longs mois dans des conditions épouvantables; à un évêque qui lui reprochait de lire l'Évangile, elle répliqua: 'Prouvez-moi un passage de l'Écriture qu'il soit défendu aux femmes et aux filles de la lire; et moi au contraire je vous prouverai qu'il nous est commandé.'

Sa sérénité sous la torture, sa foi inébranlable dans un Dieu de bonté, sa conscience et ses valeurs en font un exemple de résistance féminine à l'injustice et à la violence d'une grande modernité.

vendredi 17 juillet 2026

Voici ce que DIEU a fait dans ma vie :

 

C'est assez original !

  Témoignage de Pierre  


    Je suis né à Baden-Baden (Allemagne), puis j'ai passé une partie de mon enfance au Cameroun, mais aussi au Togo. J'ai été élevé dans le catholicisme traditionnel : Messe tous les dimanches, catéchisme, sacrements…etc.

   Plus tard, ma famille est venue vivre en France, et à l’âge de 12 ans, je me suis désintéressé de la religion parce qu'un de mes copains dont la famille était athée se moquait de moi. J'ai donc cessé de fréquenter l'église catholique, et de toute façon, je ne comprenais pas grand chose aux sermons du curé.

J'ai appris le métier de menuisier que j'ai exercé ensuite.
Puis je suis allé à l'armée, et là j'ai côtoyé des amis qui  lisaient de la littérature philosophique. Je n'avais jamais réfléchi de ma vie. Ce fût donc la première fois que je me posais des questions :

Je commence à réfléchir !
 
Pourquoi existe-t-on ? D'où vient-on ? Pourquoi l'univers existe-t-il ? Pourquoi l'homme est-il méchant? Pourquoi souffre-t-on ? Où va-t-on après la mort ? Alors, je me suis mis à lire des livres "existentialistes", qui incitent à se poser des questions, (ce qui est bien), mais par contre ils n'offrent aucune réponse, ce qui m’a conduit à une angoisse existentielle. Le coté positif de tout cela, c'est que cette quête m'a stimulé à chercher des solutions.

Douala (Cameroun)                                                                            Lomé (Togo)

   J'avais été marqué par la culture africaine. En effet, vivre dans d’autres pays, nous marque pour la vie, surtout quand cette culture est vraiment différente, avec une autre mentalité et une autre manière de concevoir l'existence. De plus, j'étais plutôt mal à l'aise en France car j'avais du mal à accepter le matérialisme qui y régnait.

    J'ai donc voulu connaître les autres cultures et les autres religions. Avec deux autres copains que j'avais connus à l'armée, nous avons décidé de découvrir le Maroc.


    C’est là que j’ai fumé du cannabis (kif) pour la première fois. Le peu d'argent que nous avions s'est vite épuisé, nous vivions au bord de la mer dans un cabanon prêté par un ami qui s'appelait Ali Baba. Nous avons mangé des moules et des oursins, chaque jour pendant plusieurs mois. Inutile de vous dire que j'en avais plus qu'assez.

   Heureusement, nous avions des amis qui nous invitaient parfois à manger du couscous ou du tajine ! Ces derniers nous ont aussi parlé de l'Islam. La religion commençait à nous intéresser, mais après 3 mois, nous avons réalisé que nous ne pouvions pas continuer à vivre ainsi, mais qu'il fallait gagner de l'argent. Il était donc temps de revenir en France…
    Nous sommes donc repartis à Paris, et j’ai trouvé du travail,  dans l'imprimerie, dans la chaussure, et d'autres petits "boulots".

La pose thé en Afghanistan

    Ensuite, je suis retourné au Maroc avec un autre copain, puis de retour à Paris, j'ai eu envie de visiter l'Asie. Il a fallu traverser l'Italie, la Grèce,  la Turquie, l'Iran (c'était à l'époque du "Shah"), et ensuite l'Afghanistan, oû il y avait encore des caravanes de chameaux. Pour moi, fumer du cannabis était plus qu’une habitude, c’était un art de vivre.

Ensuite, le Pakistan, puis j'ai visité le Népal d'où j'ai été chassé par la police de l'immigration, parce que  mon visa avait expiré. Ayant remarqué la beauté de la nature, j'ai compris que ce n'était pas le fruit du hasard, et qu'il devait y avoir quelqu'un ou quelque chose là derrière. C’est là aussi que j’ai commencé à prendre du LSD, ainsi que d’autres substances hallucinogènes. Puis, je suis resté un an en Inde, en divers endroits, après quoi je suis retourné en Europe en stop.

Temples au Népal

    Là, j'étais "déphasé", et j'avais beaucoup de mal à me réadapter à la vie européenne. Je suis allé voir mes parents, en Touraine, mais le contact était presque impossible avec eux, et je les ai fait souffrir.

Copenhague (Danemark)

    L'idée d'un nouveau voyage s'est alors imposée à moi, et je suis parti à Amsterdam. J'y ai rencontré un copain que j'avais connu en Inde, et nous sommes allés au Danemark pour tout l'hiver. Mais préférant la chaleur, je suis retourné en Inde pour un an de plus, via la Tunisie, le Liban et le Pakistan. 
A Islamabad, les gens chez qui je logeais m'ont proposé de me convertir à l'Islam. Mais comme j'avais besoin d'amour et de liberté, je les ai quittés car cette religion ne propose ni l'un ni l'autre.

Sympa comme taxi !

En Inde, j’ai appris une langue pour me débrouiller. Nous passions l'hiver en plaine, et l'été en montagne (l'Himalaya). De plus, j'ai frôlé la mort plusieurs fois au cours de mes périples, ce qui m'a poussé à réfléchir à l'au-delà, mais n'ayant pas de réponse,  j'étais encore plus angoissé.
    Un jour, je suis rentré dans une maison où j'ai vu un petit livre : Le "Nouveau Testament",  il était déchiré, et il manquait tout l'évangile de Matthieu. Je l'ai emprunté à son propriétaire, et j'ai commencé à le lire. Ce fût mon premier contact avec la Bible.

Bain rituel dans le Gange (Inde)   

    Ensuite, je suis allé au Rajasthan, dans une "ville sainte", où j'étais le seul étranger. Je faisais des ablutions chaque jour dans un lac "sacré". Mes amis voulaient me convertir à l'hindouisme, alors ils m'ont amené dans les temples de leurs dieux. Lors d'une cérémonie, il fallait se courber devant la statue en joignant les mains, et quand mon tour est arrivé, je n'ai pas pu le faire, et je leur ai dit que cette statue  ne pouvait pas être un dieu. J'avais au moins compris ça. Ils ne m'en ont pas voulu et m'ont respecté. La société indienne est divisée en "castes" et mon meilleur ami faisait partie de la caste supérieure, les Brahmanes, en principe, les plus instruits et les seuls qui peuvent être prêtres.
     
Pushkar, Rajasthan
    Puis j'ai quitté cet endroit, et je suis allé vivre tout seul au bord du Gange. C'était l'époque où les Beatles s'étaient fait initier à la "Méditation Transcendantale" et leur Guru habitait dans un monastère (ashram) où je voulais rester, mais comme il fallait payer, je suis parti. En longeant le fleuve, j'ai remarqué des grottes où vivaient des ermites. Après en avoir trouvé une vacante, je m'y suis installé. J'étais végétarien depuis longtemps déjà, et je me suis mis au régime "frugivore", c'est-à-dire que je ne mangeais que des fruits et je buvais l'eau de la rivière. Mon seul vêtement était un petit morceau de tissu et la vie était très simple. Je faisais mes exercices de yoga, comme mes voisins. Puis j'ai eu la "dysenterie".

Ce n'est pas moi, c'est un sadhou au bord du Gange à Rishikesh

    J'ai décidé de remonter en montagne, épuisé et squelettique. Je ne connaissais plus personne, et je ne savais plus quoi faire, j'étais "au bout du rouleau". A ce moment-là, une religieuse bouddhiste originaire  du Canada est passée et m'a proposé d'aller au monastère tibétain où elle habitait, plus haut dans la montagne. J'ai vécu avec les moines un certain temps, participant aux cérémonies (puja) et aux enseignements du lama. La nonne qui m'avait amené là possédait un Nouveau Testament (!) que j'ai emprunté, et j'ai lu l'Apocalypse.

Dalhousie

    Puis j'ai rencontré un "guru" qui enseignait une technique de méditation qui était, soi-disant, un raccourci pour atteindre le "Nirvana", car dans le bouddhisme, on croit au cycle perpétuel des réincarnations. Il m'a initié à une méthode appelée "Vipasana", et j'ai voulu devenir moine dans un monastère au village où Gautama a eu son illumination, c'est-à-dire qu'il est devenu "Bouddha". Je me suis fait raser le crâne et je suivais un régime strict. Des restrictions très sévères étaient appliquées : nous ne pouvions pas écouter de musique, nous devions respecter certains jours de silence, dormir sur une planche…Nous méditions plusieurs fois par jour, sans bouger pendant des séances d'une heure chacune.

Bodh Gaya

    Un jour, deux garçons sont arrivés au monastère, et comme les cours du soir étaient en anglais pour les étrangers, je leur servais d'interprète. L'un d'eux possédait un gros livre noir : La Bible, achetée à Delhi (la capitale) à 1000 Km de là".


    Après la lui avoir empruntée, je me suis mis à la lire tout en recevant les enseignements du guru. C'est là que j'ai lu ce verset : "Celui qui cherche, trouve", ce qui m'a encouragé à poursuivre ma recherche.
  

   Dans ma tête, ça commençait à se bousculer, car j'essayais de comparer Jésus à Bouddha. Finalement, j'étais de plus en plus impressionné par la personne de Jésus-Christ. D'abord par les miracles, ensuite par la sagesse, par l'amour et par la liberté d'expression qu'il avait face aux religieux (par exemple, quand il dit : "Vous êtes une race de vipère")… Je continuais à leur expliquer les cours du prof, tout en leur répétant les paroles de Jésus, jusqu'au jour où celui qui m'avait prêté la Bible m'a demandé de la lui rendre pour qu'il la lise. Quant à moi, j'étais au même point qu'avant avec mes questions sans réponses, et je sentais que je devais partir alors je suis retourné en montagne.

Vue du Nanda Devi depuis Almora

    J'y ai rencontré un juif avec lequel j’ai partagé le logement. Il avait une Bible. Après un certain temps, j'ai fait un bilan de ma situation : je n'avais aucune solution à mes problèmes, alors ce n'était pas la peine de rester là plus longtemps.

La ferme abandonnée de "Bidon"

    Je suis retourné en France, vivre en communauté dans une vieille ferme, appelée "Bidon" dans la Nièvre. Nous étions quatre, et nous avions des chèvres, des poules, des ruches, et un jardin de légumes et de cannabis… Il y avait un livre appartenant à l’un des 4 qui était juif, sur la cheminée : La Bible ! J’ai décidé donc de la lire en entier, ce qui a pris un an. Nous étions tous en recherche spirituelle dans la mouvance « Nouvel-âge », et il y avait également d'autres livres.
   
     Un jour d'hiver où j'étais seul, je lisais l'évangile de Jean au chapitre 14, lorsque Thomas dit à Jésus : "Seigneur montre-nous le chemin". En fait, ce n'était plus Thomas, mais moi qui posait la question à Jésus.  La réponse du Seigneur m'a surprise, car j'aurais tout imaginé sauf ça : "Je Suis Le Chemin, La Vérité et La Vie, nul ne vient au Père que par Moi."

    Personne n'avait pu m'influencer, j'étais seul ! J'ai compris tout d'un coup que c'était Lui, et qu'il n'y avait pas d'autre chemin. Avant cela, je croyais que tous les chemins menaient au même dieu. Je n'étais pas arrivé au but, mais j'avais une indication. Un peu comme si on est perdu sur une route, et que tout d'un coup, nous trouvons un poteau indicateur qui nous indique le lieu où nous allons… J'ai pris les autres livres, et je les ai brûlés. Dieu m’a fait comprendre qu’Il fallait que je choisisse : Continuer de fumer du cannabis ou le suivre. J’ai donc décidé de le suivre et de me débarrasser de tout ce qui le dérange.


    Je n'ai pas partagé cette découverte avec mes amis, puis nous sommes allés en Suisse dans une communauté bouddhiste, et sur le retour, à Neuchâtel, étant au bout du rouleau, j'ai prié Dieu, lui disant à peu près ceci :

    " Je n'en peux plus, si tu existes vraiment, il faut que Tu fasses quelque chose pour moi, et j'ai lu dans le Livre, que Tu avais des disciples, mais si Tu en as encore aujourd'hui permets moi d'en rencontrer au moins un qui puisse m'aider." Je n'en ai parlé à personne, mais un jour ou deux après, alors que nous faisions du stop pour revenir à "Bidon", un homme nous a pris dans sa voiture, et nous a dit: "Connaissez-vous Jésus-Christ ?", et il  nous a annoncé l’évangile. J'étais heureux de voir la réponse à ma prière. J'ai compris que Dieu existe, la preuve, c'est qu'Il répond à la prière. Et j'ai compris qu'Il ne m'en voulait pas, mais qu'Il s'intéressait à moi, ça m'a redonné espoir pour aller de l'avant.


    Ce chrétien nous a donné un livre intitulé : "Si tu veux aller loin", qui parlait de la vie éternelle, c'est ce dont nous avions besoin. Au bout d'une dizaine de pages, j'ai dit à mon copain que ce n'était pas la peine de continuer à lire, mais qu'il était préférable d'aller voir cet écrivain. Nous n'avions pas un centime, puisque dans la communauté nous mangions ce que la terre produisait. Ralph Shallis habitait dans le Gard à côté d'Alès, et nous avons mis 5 jours pour y aller.
    
Nous avons trouvé sa maison isolée à la campagne, et il n'y avait  personne, alors nous avons sorti les sacs de couchage pour dormir dans le garage. Tout à coup, des phares nous ont réveillés, c'était sa femme ! Nous étions gênés, vis-à-vis de cette femme qui rentrait seule en hiver, la nuit dans cette maison isolée, et qui trouvait deux hommes hirsutes dans son garage. Quelle drôle de surprise !


    Après nous avoir demandé ce que nous faisions, elle nous a proposé de rentrer, et nous a servi du thé avec des biscuits… Puis son mari est arrivé, et nous a demandé ce que nous voulions. Nous lui avons expliqué que nous avions lu son livre et que nous cherchons la vie éternelle. Il a ouvert sa Bible et nous a parlé du problème du péché. Il nous a dit : "Entre vous et Dieu, il y a un mur, c'est tout le mal que vous avez fait. Dieu vous demande de vous repentir!"

Alors j'ai commencé à confesser mes péchés à Dieu, ça a duré une semaine. J'étais très mal parce qu'il nous avait parlé de la condamnation... J'étais persuadé qu'avec tout le mal que j'avais fait, je serais jeté dans le feu éternel. Puis il nous a prêché la Bonne Nouvelle du Salut :


    Jésus-Christ crucifié pour nos péchés, et ressuscité, celui qui croit en Lui est pardonné, et reçoit la vie éternelle gratuitement… Je n'arrivais pas à le croire. Six jours après, cet homme a compris que j'avais un blocage à cause de l'occultisme. En effet, j'avais fait de la radiesthésie, du yoga, de la méditation, des voyages astraux et d'autres choses (drogues et alcool). Il m'a dit de le confesser, et a prié pour que je sois délivré de ces liens.


    Le lendemain dans la campagne, avec mon copain, nous avons lu un petit texte des Ecritures et ensuite, dans la prière je me suis confié au Seigneur. Je me suis emparé par la foi de Ses promesses. Notamment de celle-ci : "Celui qui croit en moi a la vie éternelle". C'est ce petit verbe "a" qui m'a vraiment convaincu parce qu'il est au présent, auparavant je croyais que la vie éternelle commençait après la mort. C'est à ce moment là que je suis né de nouveau.


   A partir de là, j'ai démarré une nouvelle vie, avec le Seigneur dans mon cœur. Je sais que Dieu est mon Père et que rien ne peut me séparer de Lui. Je passerai l'éternité avec Lui, dans le bonheur parfait, en compagnie de tous ceux qui auront également mis leur confiance au Seigneur Jésus notre seul Sauveur.

J'espère que tu y seras aussi, toi qui lis ces lignes !  


A Lui seul soient la Gloire, l'Honneur et le Règne, à perpétuité !!! 
                                                                                                                                      
Pierre Danis

jeudi 16 avril 2026

Nouvelles d'Internet

 

   Nous vous annonçons que l'adresse de courriel de Monsieur Adam a changé d'adresse

   Au lieu , de composer : adam@paradis.net

  Veuillez composer maintenant :  adam@peche.org

lundi 9 mars 2026

Questions

Bonjour,

Afin de mieux te comprendre, j'aimerais te poser des questions :

- Est-ce que tes péchés sont pardonnés ?
- Est-ce que tu as reçu le Saint Esprit ?
- Où vas-tu passer l'éternité ?

Amicalement.
Pierre


Réponses

- Est-ce que tes péchés sont pardonnés ? 

Par la mort expiatoire de Jésus et par son sang versé, nous avons le pardon de DIEU.

- Est-ce que tu as reçu le Saint Esprit ? 

Le Saint Esprit vient habiter en nous après que nous ayons saisi le pardon par la foi, et 
que nous croyons  que Jésus est ressuscité.
le baptème ne sauve personne.

- Où vas-tu passer l'éternité ? 

DIEU donne gratuitement la Vie éternelle à quiqonque se repent et fait une confiance 
totale au Seigneur Jésus.
le purgatoire est un mythe...



vendredi 16 janvier 2026

OU TROUVER LA VERITE ?

II y a aujourd'hui un nombre relativement important d'organisations, de systèmes et de mouvements "spirituels" qui proposent une solution à nos problèmes. Chacun prétend être un chemin qui conduit au paradis, à la perfection, à la réalisation de soi, etc. Il est donc nécessaire d'y voir clair pour ne pas se laisser duper. 


RELIGIONS 

Voici quelques-unes des religions ou sectes occidentales et orientales auxquelles nous pouvons être confrontés : 

· L'église catholique romaine qui est majoritaire dans notre pays, est née en Italie au 4 ème siècle. Elle a une autorité suprême, le Pape, qui règne à Rome. 

· L'église orthodoxe, qui s'est séparée de Rome en 1154. 

· L'église réformée (protestantisme) qui est née de la Réforme au l6ème siècle. 

· Le judaïsme qui se réclame de la loi de Moïse et de l'Ancien Testament, mais qui ne croit pas que Jésus est le Christ. 

· Les témoins de Jéhovah (La Tour de Garde) est un mouvement qui est né au 19ème siècle et a son quartier général aux Etats-Unis. Ils nient la divinité du Christ. 

· Les Mormons (Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours) qui croient que le livre des Mormons est la Parole de Dieu à I'égal de la Bible. 

· "L'église universelle de Dieu", d'origine brésilienne.

· Les diverses sectes telles que "La Rose-croix", "la scientologie", "les amis de l'homme ", "l'anthroposophie ", "la pure vérité", "l'association pour l'unification du christianisme mondial" (Moon), "la franc-maçonnerie ", et toutes les petites sectes régionales. 

· L'Islam qui a été fondé par Mohamed au 7ème siècle, est basé sur le Coran et nie la divinité et la mort de Christ. 

· L'hindouisme, qui comprend une multitude de divinités et enseigne la réincarnation. II est représenté en occident. par la "conscience de Krishna", "la méditation transcendantale", et plusieurs techniques de "yoga". 

· Le bouddhisme, qui nous promet le nirvana après un certain nombre de vies successives. Ses variantes principales sont "le lamaïsme" et "le zen". 

CROYANCES 

Nous pouvons également citer d'autres croyances dans lesquelles les hommes ont mis leur espoir, telles que : 

· L'athéisme, qui n'est généralement pas considéré comme une religion, mais qui a aussi ses dieux : la matière, l'homme, la nature, la science, l'argent, etc. 

· La théorie de l'évolution, (qui est une croyance et non une science) a également son guru et ses prètres. 

· Les sciences occultes (ou parapsychologie) et depuis quelques années, le mouvement du "Nouvel Age" qui cherche à tout englober dans un syncrétisme mondial dont les doctrines de base sont hindoues. 

                                        

QUI CROIRE ? 

La perplexité de celui qui cherche la vérité est compréhensible. Certains disent que toutes les religions sont bonnes ! 

Mais alors, pourquoi sont-elles si contradictoires ? 

Elles ont toutefois un point commun : "le salut par les œuvres", autrement dit, l'espoir de mériter le paradis, le nirvana, la perfection par nos propres efforts, nos bonnes actions, notre obéissance à une loi, notre pratique de rites, de sacrements, etc. 

L'évangile est le seul message qui enseigne que l'homme est mauvais et, qu'à cause de sa révolte contre son Créateur, il est condamné à passer l'éternité dans le feu. "Tous sont égarés, tous sont pervertis, il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul" nous dit l'apôtre Paul dans sa lettre aux Romains.


 Mais Dieu, dans son amour pour ses créatures, nous a fait grâce à cause du sacrifice de son fils, Jésus-Christ. 

On dit aussi que toutes les religions sont des chemins qui conduisent au même dieu. Cela est vrai dans un sens, car il ne s'agit pas du vrai Dieu. Satan, dans la Bible, est appelé "le dieu de ce monde". Tous ces chemins sont donc les voies parallèles d'une même route qui conduit à la perdition. Vous pouvez changer de voie, mais le but est le même. 

Jésus nous donne cet exemple : "Large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition. et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré est le chemin qui mènent à la Vie et il y en a peu qui les trouvent" (Evangile de Matthieu, chapitre 6. versets 13 et 14). 

Un jour quelqu'un a demandé à Jésus : "Où est le chemin ?". Jésus lui a répondu : "Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi". (Evangile de Jean, chapitre 14, verset 6). 

Le chemin n'est donc pas une religion ni une secte quelconque, mais une personne. 

                                     

La vérité n'est pas une doctrine ou un concept mais la personne même de Jésus-Christ. Il est la vie, celui qui ne le connaît pas est mort. Celui qui le connaît, connaît le vrai Dieu et il est impossible de connaître le vrai Dieu autrement que par le Seigneur Jésus-Christ. 

Les religions viennent des hommes, mais le salut vient de Dieu. Jésus n'est pas venu nous apporter une religion meilleure que les autres, il est venu nous communiquer l'amour de Dieu, la paix, la vie éternelle. 

Pour cela, il a donné sa vie en sacrifice pour toute l'humanité, il a été frappé pour nos fautes, la punition que nous méritions est tombée sur lui, le seul homme bon, juste et parfait. 

Si nous demandons pardon à Dieu, en renonçant à nos péchés et si nous croyons que Jésus-Christ a été mis à mort à notre place, Dieu nous pardonne. Si nous croyons qu'il est sorti vivant du tombeau, Dieu nous donne gratuitement la vie éternelle et nous devenons membres de son peuple. 

Voilà en quoi consiste l'Eglise de Jésus-Christ, disséminée sur toute la terre, gouvernée par lui-même : un organisme vivant et spirituel, composé de tous ceux et celles qui ont accepté par la foi le cadeau que Dieu leur a fait et qui sont nés de nouveau par la foi en Jésus-Christ. 

Lisez la Bible, ce Livre merveilleux qui seul nous révèle la vérité, car elle est la Parole de Dieu. 

Jésus dit : "Celui qui cherche trouve". 

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